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Biographies

Christophe Tarkos - poète français

Né à Marseille en 1963, décédé en 2004.

Je suis un poète qui défend la langue française contre sa dégénérescence, je suis un poète qui sauve sa langue, en la faisant travailler, en la faisant vivre, en la faisant bouger. Je n’existe pas. Je fabrique des poèmes. Je suis lent, d’une grande lenteur. Invalide, en invalidité. Séjours réguliers en hôpitaux psychiatriques.

- Extraits d'interview :

Il faut bien le reconnaître : il y a des petits trous de partout dans lesquels, hop, on peut disparaître à n'importe quel moment  ; et on est disparu. Et s'il n'y en a pas un qui fait l'expérience de temps en temps, s'il n'y en a pas un qui tombe dans un trou de temps en temps, on croit qu'il n'y a plus du tout de trous. Qu'on vit dans un monde lisse où il n'y a plus aucun trou. Pourtant, les trous existent bien... ce n'est pas extrême que de mourir. C'est à côté de nous. C'est mélangé avec notre matière... des trous mélangés avec tous les cartons, avec tous les murs, avec toutes les routes, avec tous les chemins, avec tous les arbres. Il y a ces trous-là qui sont mélangés de partout, dans lesquels on peut tomber à n'importe quel moment. Si on vit dans un monde où il y a des trous, autant en faire l'expérience  ! Autant vivre avec  ! Autant que ça ne soit pas quelque chose d'abstrait, d'extérieur. Ce n'est pas abstrait, ce n'est pas extérieur, ce n'est pas exceptionnel, ce n'est pas presque inexistant. C'est totalement existant, là, tout le temps... ça permet de respirer. C'est-à-dire qu'on peut respirer parce qu'il y a des trous. On peut respirer parce qu'on sait qu'il y a une sorte de matériau très fragile, très instable  ; il y a une instabilité totale. Il n'y a rien qui est donné, il y a comme une continue menace dangereuse  ; une sorte d'insignifiance comme ça. Ce sont des trous d'insignifiance qui nous donnent un sens à la façon dont on voit le monde parce que sinon, la façon dont on voit le monde, s'il n'y avait pas ce trou, elle serait complètement incompréhensible et le fait qu'il y ait des trous rend le monde compréhensible.

Jean-Michel Potiron (metteur en scène)

Cliquez-ici pour la présentation de Jean-Michel Potiron sur son Blog

Stéphane Keruel (comédien, auteur, directeur artistique du Chant de la Carpe)

Né en 1964, vivant à Arçais (79), Stéphane Keruel est comédien, metteur en scène, sculpteur, auteur, et… fils de chocolatier. Depuis 1987, il exerce sur le langage un " chantage " fécond, pratique qui lui vient de son enfance bègue. Aujourd'hui, il élargit ce principe d’hésitation acharnée à tous les domaines de sa vie, en particulier au sein de la compagnie de théâtre Le Chant de la Carpe implantée en Deux-Sèvres depuis 2001. Il a ouvert un Centre Dramatique de Villages au cœur du Marais Poitevin, lieu de recherche artistique potentiellement proche des habitants.

Traces de parcours : Formation à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence et au Conservatoire d'Art Dramatique de Lyon. Débuts professionnels : à partir de 1987, acteur avec différents metteurs en scène. Adaptateur et metteur en scène dans des directions variées : marionnette (Garcia Marquez, Lazzario De Tormes), musique (quintet à vent : Concert Impromptu, écriture contemporaine (Chambres de Philippe Minyana).

En 1990, co-fondateur avec Olivier Maurin de la compagnie Lhoré Dana à Lyon : acteur dans des œuvres de Kafka, Marie-Luise Fleisser, Daniil Harms, Gregory Motton, Mohamed Rouabhi, Edward Bond, Lothar Trolle. Collaboration aux nombreuses actions menées en direction des publics dans le cadre d'une résidence de sept ans au Théâtre de la Renaissance - théâtre missionné, direction : Laurent Darcueil (Oullins).

A partir de 2000, engagement dans une recherche de longue haleine sur le langage à partir de l’œuvre de Ghérasim Luca.

En 2001, fondateur avec Blandine Clémot de la compagnie Le Chant de la Carpe. Mise en scène et jeu avec Claude Andrzejewski de " ...C'est tout ! " d'après Daniil Harms (2001). Ecriture et réalisation de trois versions scéniques de C'est quelque chose (2003-2005). Mise en scène de Le fantôme de la vieille paroisse (montage, 2005). Ecriture, réalisation et jeu de Chôôôcolaaah, un passage obligé à travers un cri (2005). Version 2006 de Chôôôcolaaah mise en scène par Jean-Pierre Bodin. Création de La poésie, la question même de la langue, petite forme théâtrale en guise d'initiation à la poésie, jouée dans des classes de collèges et lycées. Nombreuses réalisations de spectacles joués par des lycéens.

En 2008, Et donc je m’acharne, mis en scène par Jean-Michel Potiron, jeu : Stéphane Keruel.

En 2010, Tout ça tout ça ! écriture : 181 spectateurs, montage et jeu : Stéphane Keruel, mise en scène : Jean-Michel Potiron.

En 2012, Là quand même, d’après Jacques Lacan ; écriture et jeu : Stéphane Keruel, mise en scène : Jean Michel Potiron.

2012-2013 : écrit, joue et met en scène Saoul Silence d’après Christian Prigent avec Edwige Fouquet, saxophoniste.

2014 : met en scène et joue La Chasse au Snark de Lewis Carroll.

2014-2015 : écrit, joue avec Didier Rochefort et met en scène Y Langue.

2015 : entame la création de Tarkos Opéra d’après Christophe Tarkos, avec Guigou Chenevier batteur-percussionniste, coproduction Le Chant de la Carpe/Inoui-Productions.

2018 : La Fontaine, Fables et Contes. Avec des intermèdes écrits par S. Keruel.

2020 : création de Tarkos Opéra d’après Christophe Tarkos, mise en scène : Jean-Michel Potiron.

Guigou Chenevier (Batteur-percussionniste / compositeur)

Guigou Chenevier a joué pendant 13 ans dans le groupe Etron Fou Leloublan (de 1973 à 1986), et pendant 17 ans dans le groupe Volapük (de 1993 à 2009). Parallèlement il a été actif dans les groupes Les Batteries, Body Parts, Encore + Grande, Barbarie Légère, Octavo, Buga Up, etc.

Il a eu l'occasion de jouer (dans ces groupes ou en dehors) avec : Martin Alaçam, Bagus Ariyanto, Thomas Barrière, Han Buhrs, Rick Brown, Nicolas Chatenoud, Christiane Cohade, Pierre Coiffard, Tom Cora, Délices Dada, Michel Deltruc, Richard Deutsch, Nick Didkovsky, Stefano Fogher, Laurent Frick, Fred Frith, Takumi Fukushima, Emmanuel Gilot, Fred Giuliani, Dominique Grimaud, Karine Hahn, Charles Hayward, Marc Hollander, Mark Howell, Serge Innocent, Jan Kavan, Farid Khenfouf, Anthony Laguerre, Gilles Laval, Cyril Lefebvre, Laurent Luci, René Lussier, Lionel Malric, Michel Mandel, Albert et Claude Marcoeur, Maguy Marin, Elio Martusciello, Phil Minton, Ted Milton, Christoph Pajer, Setyanto Prajoko, Bastien Pelenc, Ann Rupel, Guy Sapin, Guillaume Saurel, Sudaryanto, Franck Testut, Claire Truche, Putri Desyana Wulani, etc.

Guigou Chenevier apparaît sur plus d'une cinquantaine d'albums dont 6 d'Etron Fou Leloublan, 5 de Volapük, 3 des Batteries, 1 avec Fred Frith, et 4 albums en solo.

Aujourd'hui, il joue principalement dans Les Phasmes, Le Bal Inouï, Le Miroir et le Marteau, Rêve Général, Balungan et avec Les Mutants Maha. Il joue aussi dans les spectacles Musiques Minuscules, L'Art Résiste au Temps, Résister à la Chaine, Le Contraire de Un, Piles, et dans les ciné-concerts Le Cabinet du Docteur Caligari, Faust, et Nanouk l'Esquimau.

A partir de 1990, Guigou Chenevier fut directeur artistique d'Inouï Productions et initiateur du Collectif Inouï. Avec l'équipe Inouï, il fut responsable de la programmation et des activités développées sur Les Hauts Plateaux, lieu permanent de création et de programmation d'Inouï Productions à Avignon. En 2019, il décide de mettre un terme à ces activités pour ne plus se consacrer qu’à son travail de création.

Julien Barbazin, directeur technique, éclairagiste

Enfant de la balle, Julien Barbazin suit des études cinématographiques (Maîtrise) et en parallèle une formation de comédien 3 ans au CDN de Bourgogne.

Avec Céline Morvan, il dirige la Cie Les Écorchés au sein de laquelle il met en scène Zone de combat H.Jallon ; CassandreS C.Wolf/JP.Sartre ; Le début de quelque chose H.Jallon ; Transapparence montage textes et Stabat Mater Furiosa de J.P.Siméon ; La chute de l’ange rebelle de R.Fichet ; Full (Montage de textes, fil conducteur la colère) ; Et les poissons partirent combattre les hommes A.Liddell ; Into the little hill de Martin Crimp ; Lentement de Howard Barker ; Je ne suis pas jolie A.Liddell ; La nuit juste avant les forets de B.M.Koltes ; Je me mets à rêver, montage autour de Guy Debord.

Il signe entre autres les lumières de la Cie Périphériques Pascal Antonini Fallait rester chez vous têtes de nœud (R.Garcia), Pinocchio (L.Hall) Starbée (P. loubat-Delranc), Sous un ciel de chamaille (D.Danis), Gaspard (P.Handke), Parabole (J.Pliya) ; du Collectif 7’, Pandora (JP.Vernant), Mi familia (C.Liscano), L’amour est une maladie mentale qui gaspille du temps et de l’énergie (F.Melquiot), Antilopes (H.Mankell) ; de Elisabeth Holzle L’Actrice (P.Minyana), Nous les héros (Lagarce), Jean la chance (B.Brecht), Prologue une fête (E.Holzle) ; de Brigitte Damiens : Le Lavoir (D Durvin &H Presvost) ; de Patrick Dordoigne Hors Piste (Rire médecin) ; de Cie Adhok : Point de fuite et Immortels ; de Catimini : Chut (troupe vocale) ; de Marion Lécrivain : L’homme qui rit (V.Hugo), ; de Christian Duchange ; Sous l’armure (C. Anne) ; Jeanne ou la Chambre à air (K. Serres) ; de Vincent Clergironnet : Le mariage (V.Clergoronnet) ; d’Emilie Faucheux, Médée Kali (L.Gaudé) ; M.A.D (G.Allardi), de Jean-Michel Potiron, Orgie (Pier Paolo Pasolini), Tarkos Opéra (Christophe Tarkos).

Il participe aux créations, comme directeur technique, de la Cie Les Acharnés  Mohamed Rouabhi (Malcom X, Requiem Opus 61, Discours de l’indien rouge, Providence café, Moins qu’un chien, Le tigre bleu de l’Euphrate, Un enfant comme les autres, Vive la France, Vive la France 2 ; et de la Cie Les Endimanchés Alexis Forestier Woyzeck, Faust ou la fête éclectique, The show must fall down, L’Opéra de 4 sous, Sunday clothes, Elisaviéta bam ; du Théâtreàtoutprix Jean-Michel Potiron (Orgie et Tarkos Opéra).

Lors de son parcours, il travaille comme Directeur technique au Théâtre Paris Villette pendant 5 ans, comme régisseur général, régisseur lumière et plateau, scénographe et inventeur de machineries, réalisateur et chef opérateur de films vidéo.

Il collabore entre autres avec Pierre Meunier, Joël Pommerat, Claire Lasne, Laurent Pelly, la cie Carcara, Carole Thibault, Hélène Mathon, Clotilde Ramondou…

Séverine Garnier, Costumière

Diplômée de l’ENSATT (Rue Blanche), elle collabore à de nombreux projets tant au théâtre (différentes mises en scène de G. Lavaudant au Théâtre de l’Odéon puis à la MC 93 de Bobigny telles que Un Fil à La Patte, Danton, La Cerisaie, La Rose et La Hache , Hamlet [un Songe], Cyrano de Bergerac, Hôtel Feydeau mais aussi Electre de Philippe Calvario au théâtre des Amandiers ; Music-Hall de Lambert Wilson au théâtre des Bouffes du Nord ; Mademoiselle Julie pour le festival d’Avignon ; Le Jeu de l’Amour et du Hasard de Catherine Hiegel au théâtre de la Porte St Martin), au cinéma (Vatel de Roland Joffé, L’Anglaise et le Duc d’Eric Rhomer, Monsieur N. d’Antoine de Caunes, Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé, Ruy-Blas de Jacques Weber, Aurore de Niels Tavernier, Marie-Antoinette de Sofia Coppola, La Comtesse Sanglante de Julie Delpy, Thérèse ou In Secret de Charlie Stratton, Les Malheurs de Sophie de Christophe Honoré), à la télévision (Napoléon d’Yves Simoneau, D’Artagnan de Pierre Aknine, Mata Hari de Alain Tasma, Le Bourgeois Gentilhomme de Christian de Chalonges, et des séries : 1788 et demi, Inquisitio, Le Bazar de la Charité), à l’opéra (La Chauve Souris, Guillaume tell, Un Bal Masqué, La Dame de Pique, La Sylphide à l’Opéra Bastille ; La Flûte Enchantée opéra en collaboration avec le cirque Gruss, Figaro à l’Opéra de Lille ; Carmen joué au Japon ; Béatrice et Benedict, Cadmus et Hermione, Cendrillon, Amadis de Gaulle, La muette de Portici, Re Orso, Ciboulette, Les Mousquetaires au Couvent, La Chauve Souris, Le pré aux Clercs, Le Timbre d’Argent à l’Opéra Comique ; La Calisto au Théâtre des Champs Elysées ; pour des ballets tels que Le Parc, La Belle au Bois Dormant à l’Opéra Garnier.

Elle prête également ses mains pour la réalisation de collections Haute-Couture pour Christian Lacroix, Dior, Carven, Givenchy, Stéphane Rolland.

Elle travaille depuis 20 ans avec une designer textile, Ulrika Liljedahl, pour laquelle elle a fait de nombreuses pièces uniques et atypiques au crochet, en couture, en tricot ou en macramé.

Elle a créé des costumes pour Hélène Bohy sur Le Bateau de Nino et Dring, spectacles pour enfants.

Depuis 2018, elle travaille en tant qu’assistante costumière pour le festival lyrique de Sanxay.

Elle est devenue designer textile depuis une dizaine d’années via le tissage traditionnel.