Accueil          Actualités          Présentation          Spectacles          Art ?          Itinéraire          Equipe          Contact         Blog JMP





Ils ont dit...

« Je suis allée voir et écouter Stéphane Keruel dans sa dernière création Là quand même. Il me semble que je respire mieux depuis ! En effet, depuis quelques temps j'ai assez mal au théâtre, au spectacle de manière générale... Les dernières fois où j'y suis allée, j'ai subi un propos et une langue d'une simplicité pas même désarmante mais bel et bien dangereuse. Simplifier le langage afin que tout le monde comprenne la même chose au même moment est une pratique de quelques partis politiques au nom de LA vérité ... ça pose quand même sacrément problème. Simplifier le langage c'est aussi refuser la complexité du monde, des hommes, de la langue et donc refuser de penser. Simplifier le propos c'est dire à l'autre combien il est idiot. C'est l'inverse de la culture qui bouleverse, qui craque, fend, interroge quoi ! Interroger la complexité des hommes. Je fais toujours du théâtre avec les élèves et suis de plus en plus vigilante à ce qu'on leur propose ; dans une époque où au cœur même de l'Éducation Nationale les profs de français sont sollicités pour "participer à des concours de la langue des affaires", où l'on demande aux élèves de fermer leurs yeux leurs oreilles leur bouche, où la culture endort dans le meilleur des cas et rend crétin dans le pire, je remercie fort Stéphane de faire et défaire la langue, de réveiller et de mettre les cerveaux en ébullition. En tous cas, les élèves qui sont allés voir Là quand même en sont bel et bien revenus VIVANTS, le cerveau en réelle ébullition ! C'est pourquoi j'ai proposé à Stéphane de venir présenter Là quand même à la maison et je vous invite à y venir ! »

Frédérique, à Niort en 2013


« Une pièce initiatique en 4 actes, autour de 4 usages du tabouret et 4 ordres du discours.

1° Le piédestal de l'intellectuel parisien à moumoute et cravate, Lacan détricoteur de mots loin du vrai mais reflets du réel. L'autorité du maître en jeux de mots. Passage par la psychanalyse. Exit le discours.

2° Retour au cerveau reptilien et aux fonctions primaires. Manger, déféquer. Une histoire de tartinage de mousse au chocolat. Avec, dans la recette, des mots dont seule l'intonation fait sens comme dans le théâtre de Tardieu. Le tabouret devient alors siège de (gros) bébé.

3° Plus de mots, seuls les chants tibétains. Passage par la spiritualité, l'approche du "vrai" par le balancement rituel jusqu'au changement de conscience. Le tabouret à bascule se fait berceur.

4° Et pour finir la re-descente à terre, le ré-ancrage, à côté du tabouret. Diogène le cynique avec en off les aboiements de chiens, les paroles deviennent aboiements. Des aboiements qui sont déclarés beaux. Vêtu de son seul cache-sexe, l'homme se transforme en saddhou indien. Et s'émerveille de la beauté des vibrations sonores dans le détachement sémantique.

Donc un beau voyage initiatique, m'étonne que nous ayons été touchés... Juste envie de revoir la pièce, encore et encore ! »

Bruno, à Fressines en 2015


« Je souhaitais depuis un moment déjà vous écrire, suite à votre dernier spectacle auquel j'ai assisté. Mais pas plus qu'après le spectacle je ne trouvais les mots. Pas plus de mots non plus quand vous êtes venu et que vous avez salué le groupe avec lequel je me trouvais. Horrible impossibilité de vous communiquer ne serait-ce qu'un petit retour... Car à la vérité, je n'y mettais pas de mots. Seul le silence me paraissait approcher. Le silence qui s'impose quand vous prenez une grande claque de Vie. Une magistrale leçon de liberté. Merci de ce merveilleux cadeau et de ce que vous êtes. »

Véronique, à Niort en 2012